Les trois Communautés de Belgique, la France et des personnalités de la culture et du cinéma ont soutenu ce dimanche à Mons une déclaration appelant à défendre les principes de protection et de promotion de la diversité culturelle contenus dans la Convention UNESCO, remis en question par la révolution numérique et les attaques régulières des tenants de la libéralisation des marchés. Leur intention est de proposer à l’UNESCO l’adoption de « directives opérationnelles ad hoc, a expliqué le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte.

Cette déclaration constituait le point d’orgue d’un forum international organisé à Mons 2015 sur le thème « L’Exception culturelle face aux enjeux du numérique : Comment mettre les nouvelles technologies au service de la diversité des expressions culturelles?» à l’occasion de la célébration des 10 ans de la Convention de l’UNESCO.

« La Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et les directives opérationnelles qui lui sont attachées, s’appliquent pleinement dans l’univers numérique à toute forme de création, de production, de diffusion et de distribution d’expressions culturelles », déclarent avec force les signataires.

Ces principes et ces objectifs doivent être défendus dans les enceintes internationales et les négociations bilatérales et multilatérales, notamment celles qui portent sur le Partenariat Transatlantique (TTIP). Il s’agit dans ce cas précis de « veiller particulièrement à maintenir l’exclusion de tous les services audiovisuels analogiques et numériques de la table des négociations et d’en refuser la libéralisation ».

Les signataires invitent enfin fortement les Parties à la Convention à garantir aux pays du Sud un traitement préférentiel et à verser des contributions financières au Fonds International pour la diversité culturelle.

Communiqué de presse

Page Diversité culturelle sur le site de l’UNESCO