L’indéniable succès critique et public de la série La Trêve dont les derniers épisodes on été diffusés sur La Une de la RTBF dimanche soir susciterait-il des vocations ? Interrogé par le magazine Trends-Tendances, Philippe Delusinne, patron de RTL Belgique, ne manque pas de revendiquer en tout cas pour la chaîne commerciale un accès équivalent aux fonds publics qui ont permis de réaliser ce beau challenge.

Nous sommes candidats nous aussi pour produire une série comme La Trêve et je nous estime éligibles pour recevoir des subsides pour produire ce genre de série belge, explique Delusinne. Il faut savoir que cette série a été produite grâce à des subsides additionnels qui n’entrent pas dans le cadre de la dotation de la RTBF. Il s’agit d’un budget additionnel qui a été alloué par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’aide à la production de séries belges. Nous sommes disponibles pour en produire également, ce qui ne fera qu’enrichir la qualité de l’ensemble des programmes proposés à nos téléspectateurs.

La demande ne manque pas de piquant alors que l’on s’interroge maintenant sur la production d’une deuxième saison de La Trêve; auteurs, réalisateur, producteur sont apparemment prêts à ré-signer pour un tour, mais pas dans les mêmes conditions, jugées très serrées économiquement (250.000 euros par épisode, 70 jours de tournage).  A la RTBF, on tâte apparemment l’idée d’inviter des coproducteurs étrangers et, en cas de feu vert, il ne faudra pas s’attendre à une diffusion avant le début 2018 (c’est long !).

La sortie de Delusinne n’était-elle qu’une illustration de sa demande d’égalité de traitement avec sa consoeur du service public pour laquelle la publicité devrait « être clairement contingentée et contrôlée »? Très probablement car on voit mal la Fédération Wallonie-Bruxelles ouvrir le jeu (et le Fonds RTBF/FWB) à une chaîne commerciale exploitant une licence luxembourgeoise…