Rassemblée derrière la Belgian Entertainment Association (BEA), l’industrie belge du film, de la vidéo et de la musique a introduit ce 1 février devant le tribunal de commerce de Bruxelles une action en cessation contre les fournisseurs d’accès internet (FAI) Brutélé, Nethys, Proximus et Telenet.

« L’action vise à faire déclarer illégaux neuf sites internet de téléchargement ou de streaming », a expliqué au quotidien l’Echo le directeur général de la BEA Olivier Maeterlinck. Au cas ou le tribunal confirmait l’illégalité des sites incriminés (figurant dans le top 10 des sites pirates sur la toile), les fournisseurs d’accès se verront dans l’obligation d’en bloquer l’accès.

Selon le directeur de la BEA, ces sites illégaux exercent une concurrence déloyale avec les plateformes légales et créent la confusion dans l’esprit des consommateurs ; « in fine, on ne sait plus si on surfe sur des sites légaux et illégaux ».

Il juge également que seule une action massive permet d’obtenir une baisse de la piraterie, le blocage d’un site unique démontrant peu d’efficacité.

Il est douteux que les fournisseurs d’accès à internet incriminés défendent la légalité des sites pointés par la BEA, étant eux-mêmes opérateurs de plateformes VOD légales. Du reste, seule une confirmation par le juge de l’illégalité de ces sites leur permettra de mener une action rapide de blocage de l’accès.

Selon le rapport publié en juillet dernier par MUSO, 14,17% des Belges téléchargent ou regardent illégalement des films et des séries sur internet.