En dépit du retrait des subsides de la Région bruxelloise et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Brussels Film Festival maintiendra du 16 au 22 juin une programmation limitée, a annoncé son directeur Ivan Corbisier.

Le programme définitif de cette édition 2017 réduite devrait être connu dans une dizaine de jours, mais la « fête à Yolande Moreau » ainsi que les rétrospectives de Jean-Pierre Melville et de Bertrand Tavernier seront maintenues. L’avant-première de Cédric Klapisch, à l’origine invité d’honneur de cette édition, reste à confirmer.

« Lors de notre rendez-vous au Cabinet Vervoort, on nous a confirmé une volonté dans les années à venir de créer un marché en lien avec Screen.Brussels et Visit.Brussels, explique Ivan Corbisier, mais ils sont 40 ans en arrière. Il y a un marché à Cannes, à Berlin, Los Angeles… Il n’y a plus de place pour Bruxelles ».

Pour expliquer le retrait de son subside de 100 000€, la Région invoque la faiblesse de l’organisation et de la programmation, des problèmes de bilinguisme et une baisse de fréquentation.

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est suite à deux avis négatif de la Commission d’aide aux opérateurs audiovisuels que le soutien a été réduit de 70 000 € à 35 000 € l’an dernier et supprimé en 2017. On note également des divergences sur l’analyse de la fréquentation du festival : 3.500 tickets payants selon la COA, alors que le festival entend aussi valoriser les 10.500 tickets vendus pour les séances à la Cinematek et au Théâtre 140, ainsi que les séances gratuites de cinéma en plein air place Sainte Croix.

Insatisfait des réponses du Gouvernement régional à ses questions parlementaires, le député bruxellois Gaëtan Van Goidsenhoven estime cependant que « le BRFF est une formidable opportunité pour notre ville de briller à l’international en plus de permettre le soutien à des centaines de professionnels du secteur. »