Pour sa première session de l’année 2017, screen.brussels fund a décidé d’investir 1.060.000 € dans 13 projets dont 10 sont des projets majoritaires belges. Cet investissement devrait générer plus de 9.400.000 € de dépenses audiovisuelles structurantes en Région de Bruxelles-Capitale.

(Communiqué de presse – screen.brussels fund)

Huit longs métrages dont un documentaire

A Girl from Mogadishu: produit par UMedia (Ixelles) en co-production avec Pembridge Film (Irlande). Ce long métrage de fiction tourné en anglais et réalisée par l’irlandaise Mary Mc Guckian retrace l’étonnant destin de l’activiste somalienne Ifrah Ahmed et son long parcours pour faire voter une législation contre les mutilations génitales faites aux femmes au Parlement européen. Les deux semaines de tournage à Bruxelles mobiliseront une équipe bruxelloise de vingt-cinq personnes avec une attention particulière sur la parité homme/femme souhaitée par la réalisatrice. La location de matériel de tournage et la post production sont également localisés à Bruxelles.

Undergods: produit par Velvet Films (Saint-Gilles) en co-production avec Venner Film (Royaume Uni) et Homeless Bob (Estonie). Ce long métrage de science-fiction tragi-comique raconte comment la vie confortable d’une famille moderne se voit bouleversée par un évènement comme venu d’un autre monde. Film surréaliste tourné en anglais par un réalisateur espagnol résidant à Londres (Chino Moya) et produit par le bruxellois Sebastian Schelenz originaire de Berlin, ce projet représente indubitablement une des spécificités et des richesses de la filière audiovisuelle bruxelloise. Beau casting international avec Elias Kosteas et Patrick Fishler au côté desquels on retrouvera les bruxellois Fiona Gordon et Arieh Worthaler. La quasi-totalité du tournage se situe en Région de Bruxelles-Capitale (25 jours sur 33), entraînant du travail pour une équipe technique d’environ trente-cinq personnes et mobilisant les services de prestataires comme Eyelite, KGS, Sonim et Daisy Belle (tous 4 situés à Schaerbeek) ou encore Nozon (Ixelles) pour les effets spéciaux.

Duelles : produit par Versus Production (Liège) en co-production avec Haut et Court (France). Ce thriller psychologique, tiré d’un roman signé par la bruxelloise Barbara Abel, nous plonge dans le Bruxelles des années 60. Céline et Aline habitent deux maisons bourgeoises accolées et sont meilleures amies, tout comme le sont leurs fils respectifs. Une situation heureuse qui se mue en drame à la mort accidentelle d’un des enfants. Le réalisateur bruxellois Olivier Masset-Depasse fait tourner la bruxelloise Anne Coesens au côté de Veerle Baetens (Flandre), d’Arieh Worthaler et d’une dizaine d’autres comédiens bruxellois et d’environ trente-cinq techniciens, sollicitant l’appui logistique de KGS (Schaerbeek), de ADN Studio (Schaerbeek) et du Studio l’Equipe (Evere).

Engel: produit par Czar (Molenbeek) et co-produit par Anonyme Films (Saint-Gilles), Tobina Films (France) et Graniet Film (Pays-Bas). Ce film est l’adaptation d’un livre de Dimitri Verhulst basé sur l’histoire du coureur cycliste Frank Vandenbroucke. Le film relate les dernières 24 heures au Sénégal de Thierry, un coureur cycliste tombé sous le charme de Fatou, une prostituée. Et c’est Jérémie Renier (Bruxelles) qui portera ce film tourné en français et néerlandais par le réalisateur flamand Koen Mortier. A noter également une présence de la réalisatrice bruxelloise Marion Hansel qui jouera le rôle de la mère de Thierry. Une dizaine de bruxellois feront partie de l’équipe technique. Le Studio l’Equipe (Evere), KGS (Schaerbeek) et Lites Films (Saint-Gilles) seront également mobilisés sur ce projet.

Escapada : produit par Artémis (Schaerbeek) en co-production avec Minds Meet (Gand) et Samsa (Luxembourg). Véritable road-movie, ce premier long métrage de la bruxelloise Sarah Hirtt sortie de l’Insas en 2012 nous entraîne de Bruxelles vers une Espagne en crise, en suivant les affres de Gustave, camionneur mélomane et de Lou, sa jeune sœur, à la recherche de leur frère disparu depuis 5 ans. François Neycken, talent bruxellois, incarne un des rôles principaux. Deux autres rôles principaux bruxellois sont en cours de casting. On retrouve l’appui bruxellois dans la logistique de KGS (Schaerbeek), les caméras et l’éclairage de Eye Lite (Schaerbeek), le matériel son de M.O.S. (Bruxelles), ainsi qu’une équipe de vingt-cinq techniciens dont les quatre chefs de poste (réalisation, ingénieur son, chef décorateur et monteur).

Niet Schieten : produit par Eyeworks (Zaventem) en coproduction avec Les Films du Fleuve (Liège) et Kaap Holland (Pay-Bas). Dans ce film réalisé par Stijn Coninx (Marina, Sœur Sourire,…), on plonge dans le drame des tueurs du Brabant et plus précisément du petit David, 9 ans, qui assiste aux meurtres de ses parents et de sa sœur et est recueilli par ses grands-parents. Niet Schieten, pose le regard sur un traumatisme national, celui des victimes et de leur entourage. Un film flamand qui met à l’ouvrage quatre techniciens bruxellois, dont le directeur de la photographie, ainsi que deux entreprises de post-production : The Fridge (Molenbeek) et Sonicville (Koekelberg).

Troisièmes noces : produit par Frakas Production (Liège) en co-production avec Bidibul (Luxembourg) et Ema Films (Canada). Après trois long-métrages remarqués, le réalisateur bruxellois David Lambert tourne un quatrième opus dans lequel Martin – interprété par Bouli Lanners – homosexuel veuf et fantasque, contracte un mariage blanc avec une congolaise de 20 ans, campée par Rachel Mwanza. On retrouve parmi les nombreux seconds rôles bruxellois Jean-Luc Couchard, Virginie Hocq, Jean-Benoît Hugueux, Benjamin Ramon. Allégorie du vivre-ensemble propre à la capitale, le films inspiré du roman de Tom Lanoye mettra Bruxelles au premier plan. Des séquences seront tournées à Hôtel de Ville, à Matonge, le lond du canal, Boulevard Anspach etc. Une quinzaine de techniciens bruxellois seront recrutés sur le film dont les éclairages et la post-production seront assurés par les bruxellois de Eyelite et Backstage (tous deux situés à Schaerbeek).

Faites sortir les figurants : produit par Iota Production (La Hulpe) une entrepise du groupe AT Prod (Watermael-Boisfort). Une fois n’est pas coutume, ce sont les figurants qui sont ici placés en pleine lumière. Pour ce long-métrage documentaire, la bruxelloise Sanaz Azari porte la caméra dans les loges et les plateaux, à la rencontre des éternels oubliés du cinéma. Un projet qui rassemble tout à Bruxelles, l’entièreté de l’équipe et les sociétés Audiomania (Schaerbeek), Eyelite (Schaerbeek), Triangle 7 (Watermael-Boitsfort) en post-production son et Paprika (Schaerbeek) pour la post-production image.

Côté télévision, un documentaire, deux séries belges et une série d’animation

Rive gauche: Produit par Les Invités Production (Lincent). Cette série documentaire de 8 x 26’ nous plonge dans le microcosme de l’Athénée Royal de la Rive Gauche à Laeken. On y découvre les histoires quotidiennes et universelles des élèves et des profs dans cette école technique à discrimination positive. Positive, c’est justement ce qui qualifie la démarche d’ouverture des jeunes sur le monde portée par l’équipe pédagogique pour les aider à affronter leur avenir. Ce projet bruxellois de corps et d’esprit est réalisée par Safia Kessas, bruxelloise rompue aux reportages (Tout ça ne nous rendra pas le Congo) et impliquera une équipe entièrement bruxelloise. Toute la post-production sera également assurée par ADN Studios (Schaerbeek) Twins Audio ou Axis One (tous deux à Evere).

La trève (2ème saison): Produit par Helicotronc (Saint-Gilles). Forte de son succès national et international, cette série entame une seconde saison et installe une partie de l’action à Bruxelles. Dany, un gamin brisé après 11 ans de prison, est à nouveau accusé de meurtre. Convaincue de son innocence, sa psy demande l’aide de Yoann Peeters, toujours interprété par Yoann Blanc (Bruxelles) . A ses côtés, une trentaine de rôles sont confiées à des comédiens bruxellois dans une série portée par les auteurs Benjamin d’Aoust et Stéphane Bergmans, et l’auteur/réalisateur Mathieu Donck, tous trois talents bruxellois.

Lucas etc.: produit par Neverland Productions (Neder Over Hembeek). Ce projet de 25 x 7’ signe le grand retour de la série belge francophone pour les jeunes depuis… les Galapiats (1969). Les jeunes auteurs bruxellois de Narrativ Nation, à qui l’on doit notamment la websérie Typique (RTBF) soutiennent les réalisateurs Lionel Delhaye, Benjamin Torrini (Bruxelles) et Jérôme Dernovoi (Flandre) dans un ambitieux projet : Lucas etc., ce sont les aventure d’un adolescent de douze ans débarquant dans sa nouvelles famille recomposée, et qui passe d’enfant unique à la découverte de la famille, des amitiés, des conflits scolaires, des premières amours… bref, un lot d’émotions inoubliables. Une dizaine de rôles dont le comédien principal seront bruxellois. Une trentaine de techniciens seront présents pour veiller au bon déroulement de cette production quasiment entièrement tournée à Bruxelles.

 Zoox: Produit par Potemkino (Bruxelles). Cette série d’animation pour enfants (4×25’) est une fable moderne qui se déroule dans une ville où la nature a totalement disparu : animaux et plantes y sont interdits. Mais Robin, jeune fille de douze ans, part à la recherche de sa mère, portée disparue dans la forêt interdite. Véritable projet made in Brussel, Zooks apporte quelques 550 jours de post-production à Bruxelles principalement assurés par The Fridge (Molenbeek) et le Studio L’Equipe (Evere).

Ouverture vers les formats spéciaux avec une collection de courts-métrages pour la section ADAMI du Festival de Cannes

Talents belges : produit par Nexus factory (Forest). Cinq talents belges réalisent cinq courts-métrages personnels à destination de la Croisette. Stéphane De Groodt, Cécile Telerman (Bruxelles), Marie Gillain, Marie Kremer, et Patrick Ridremont, talents reconnus, passent derrière la caméra pour diriger quatre comédiens dans le cadre de l’opération Talents Adami du Festival de Cannes 2017 qui met en valeur des jeunes acteurs à travers un programme de courts. La collection des cinq Talents belges offrira une belle visibilité internationale à ce projet mobilise e une vingtaine de techniciens et d’artistes bruxellois. Les effets spéciaux sont confiés à UFX (Ixelles), la post-production à Cinématos (Forest) et la location de caméra et éclairage à TSF (Schaerbeek).