A l’issue de sa deuxième session d’aide 2017, le fonds bruxellois screen.brussels sélectionne 11 nouveaux projets (7 longs métrages de fiction, 3 documentaires et une série télé) pour un montant total de 1 M€. Ces productions devraient générer 7,25 M€ de « dépenses audiovisuelles structurantes » en Région de Bruxelles-Capitale.

7 longs-métrages de fiction

Cléo : Produit par Lunanime (Gand). Premier Long-métrage de la réalisatrice Eva Cools (Flandre), Cléo trace le douloureux chemin de son héroïne adolescente qui se remet de la mort accidentelle de ses parents en cherchant du réconfort auprès de Leos, un mystérieux trentenaire. Bruxelles, où se situe l’action, accueillera ainsi 25 jours de tournage sur 30, principalement à Anderlecht. Du côté de la technique, 12 personnes mobilisées ainsi que la location de matériel  chez KGS  (Schaerbeek), la post-production son au Studio L’Equipe (Evere) et les effets-spéciaux chez The Fridge (Molenbeek).

For a Happy Life : Produit par Tarantula (Liège). Histoire d’un jeune amour contrarié – Sarah, d’origine algérienne et Machir d’origine pakistanaise – confronté aux traditions du mariage arrangé. For a Happy Life est le premier long-métrage des bruxellois Salima Glamine et Dimitri Linder, qui passe derrière la caméra après avoir longtemps été premier assistant réalisateur de Bouli Lanners, Joachim Lafosse, Benoît Mariage… Ici encore, une partie du tournage s’effectue à Anderlecht et mobilise 25 techniciens. Toute la post-production du son s’effectue à Bruxelles, depuis le montage son jusqu’au bruitage et la postsynchronisation (Alea Jacta, Saint-Gilles et  Sonicville, Koekelberg).

J’ai perdu Albert : Produit par Climax Films (Evere). Pour la première fois, Didier Van Cauwelaert, auteur français 5 fois adapté au cinéma, passe lui-même à la réalisation pour cette comédie qui met en scène le touche à tout Stéphane Plaza dans le rôle principal. Dans cette comédie un peu fantastique où ils sont habités par l’esprit d’Albert Einstein, les protagonistes habitent et parcourent Bruxelles qui accueille une partie du tournage (15 jours). De plus, 30 techniciens bruxellois sont mis à contribution, tandis que la post-production son s’effectue au Studio l’Equipe (Evere).

Kursk : Produit par Belga Films (Braine-L’Alleud). Ce dernier opus de Thomas Vinterberg (Festen, The Hunt) relate la tragique fin du Kursk, le fleuron des sous-marins russes à propulsion nucléaire, et de son équipage dont les 118 membres périront à l’été 2000. Dans ce drame mêlant suspense et géopolitique, on verra au casting Matthias Schoenaerts (Le Fidèle, De rouille et d’os), Léa Seydoux (Juste la fin du monde, Spectre, La vie d’Adèle) et Colin Firth (The King’s Speech, A Single Man). Une production d’envergure qui entraîne de nombreuses dépenses bruxelloises, notamment dans les salaires de 35 techniciens dont 9 décorateurs/constructeurs qui s’affairent autour des reconstitutions du sous-marin et autres  décors construits dans les immenses studios AED de Lint (Flandre).

 Le milieu de l’horizon : Produit par Entre Chien et Loup (Schaerbeek). Après Puppy Love, la bruxelloise Delphine Lehericey réalise un drame familial et initiatique dans lequel, durant la canicule de 1976, un jeune garçon, Gus, voit sa vie chambouldée dans la modeste ferme familiale. Dans cette adaptation du roman éponyme de Roland Buti (Suisse), Gus va arpenter un chemin tortueux qui le fera quitter l’innocence de son enfance. Parmi les rôles principaux, Laetitia Casta (Gainsbourg, Vie héroïque, Des lendemains qui chantent), Jalil Lespert (Le petit lieutenant, De guerre lasse) et Clémence Poésy (Demain tout commence, Tunnel). Co-produit avec la Suisse, le film mobilise une quinzaine de talents bruxellois. Les effets spéciaux se feront chez Nozon (Ixelles) et le bruitage au Studio l’Equipe (Evere).

Patser : Produit par 10.80 Films (Saint-Gilles). Après le succès de Black et leur passage à Hollywood, les Bruxellois Bilal Fallah et Adil El Arbi signent ici une comédie d’action décalée où de jeunes anversois  rêvent d’une vie de Patser (« fanfaron », « m’as-tu-vu » en néerlandais ). Nos  « patsers »  vont vite se retrouver mêlés à des affaires qui les dépassent (trafic de drogues, cartels colombiens, tueurs à gages, etc.). Association inédite des producteurs bruxellois Benoit Roland et Nabil Ben Yadir (que l’on retrouve aussi à l’écriture), le film met à l’œuvre 9 techniciens bruxellois tandis que la post-production son et le doublage en français sont confiées à A Sound (Schaerbeek).

The Mercy of Jungle : Produit par Néon Rouge Production (Laeken). Descente  dans la jungle congolaise du Kivu, où le héros de guerre rwandais Sergent Xavier et l’inexpérimenté soldat Faustin vont faire face aux dangers de la guerre, de la nature, et de leurs propres démons. Ce second film de Joel Karekezi (Rwanda) co-écrit avec Aurélien Bodinaux (Bruxelles) donne le premier rôle au Bruxellois Marc Zinga, Magritte du meilleur espoir masculin en 2015 (Les rayures du zèbre). Il mobilise aussi une vingtaine de techniciens bruxellois. La post production son et image sont également « made in Brussels » grâce à Charbon Cinema  (Laeken), Audio Sense et Studio l’Equipe (Evere).

3 documentaires pour tous les goûts

Bruxelles sous les étoiles : Produit par Kaos Films (Schaerbeek). Ce documentaire de 90 minutes tire le portrait de 5 personnalités étoilées qui font briller Bruxelles: les 5 chefs arborant deux macarons Michelin à leur enseigne. Par la découverte de ces hommes, de leur quotidien, des témoignages de leurs collègues, c’est le Bruxelles gastronomique que l’on parcourt avec délectation. Un projet intégralement fait maison emmené par François Gonce, réalisateur bruxellois (RTBF, MSF) épaulé par une brigade de 10  techniciens bruxellois, la post-production son sera mitonnée chez Thank God it’s Friday! (Evere).

Er Was eens Produit par Diplodokus (Aarschot). Cette série documentaire de 6 x 50 minutes prévue pour CANVAS passe au microscope les mystères d’Institut Royal des Sciences Naturelles à travers le travail de ses chercheurs, grimpant les étages de la célèbre tour qui surplombe Bruxelles à la découverte des collections inestimables et variées. 5 réalisateurs sont à la manœuvre pour réaliser cette série. Parmi eux, 2 bruxellois : Jérôme Guiot et Liesbeth de Cleulaer. 55 jours de tournage sont prévus à Bruxelles avec l’appui de 7 techniciens bruxellois tandis que la post-production son se fera au Studio L’Equipe (Evere).

Football made in Russia : Produit par Take Five (Saint-Gilles). En portant la caméra au cœur même de la passion du football, les réalisateurs bruxellois Pascal Colson et Kenneth Rawlinson nous offrent une vision originale de la Russie dans cette série documentaire sans commentaires de 30  x 1 minute 30. Après avoir parcouru l’Afrique et le Brésil – pour documenter les territoires ayant accueilli les dernières Coupes du Monde – c’est au tour du plus grand pays du monde de se dévoiler en 30 phases singulières sur un terrain de jeu qui va de Saint-Pétersbourg à Vladivostok. Outre les réalisateurs, une équipe de 8 professionnels bruxellois suivra le projet. Le montage son et le mixage sont confiés à Chocolat Noisette (Bruxelles-Ville) et les animations à Squarefish (Molenbeek).

 1 série télé

Champion : Produit par Nexus Factory (Forest). Retour à la comédie pour une série toute bruxelloise estampillée fonds FWB-RTBF pour les séries belges.  Champion, c’est le parcours sur le fil du rasoir de Souli, joueur prodige qui a tutoyé les plus grands et explosé en plein vol à cause de son caractère flamboyant. Lâché par tous, va-t-on le voir rebondir ? Emmenée par Mourade Zeguendi (Les Barons, Dikkenek, Bruxelles) dans le rôle de Souli, la série est réalisée par les bruxellois Monir Ait Hamou et Mustapha Abatane. Son tournage est intégralement situé dans la capitale (80 jours). Il mobilise une équipe de près de 60 professionnels bruxellois. Les effets spéciaux sont exécutés par UFX (Ixelles).

1 euro investi, plus de 7 euros dépensés à Bruxelles

Encore une fois, l’investissement dans les 11 projets sélectionnés – sur 22 dossiers soumis – se révèle très structurant avec un retour attendu de plus de 700 % en dépenses audiovisuelles éligibles en Région de Bruxelles-Capitale.

7 , c’est également le nombre de projets majoritaires belges sur les 11 sélectionnés.

La remise des dossiers pour la 3è et dernière session 2017 est prévue le 2 octobre au plus tard. La décision sur les projets retenus est attendue le 3 novembre.

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