La consommation de biens culturels dématérialisés concerne désormais près de quatre internautes sur cinq (78%), constate l’Hadopi dans son dernier baromètre annuel. L’autorité française en charge de la protection des droits sur internet relève une augmentation des pratiques mixtes, à la fois licites et illicites, ces dernières portant essentiellement sur la consultation de séries TV en streaming.

L’an dernier, 70% des internautes consommaient de la sorte des contenus culturels en ligne. La progression est notable, notamment, chez les individus de plus de 40 ans dont 69% sont aujourd’hui des consommateurs en ligne (+8%).

L’Hadopi constate par ailleurs une hausse (+8%) des pratiques mixtes, à la fois licites et illicites, qui concernent 23 % des internautes. Les prochains baromètres permettront d’établir si cette augmentation est conjoncturelle (effet saisonnier, sorties attendues de films ou de séries, etc.) ou revêt un caractère plus durable.

La bonne nouvelle réside dans la progression des abonnements aux offres audiovisuelles légales qui concernent 9 % des internautes en 2017 (contre 5% l’année précédente). « Les freins déclarés à la consommation légale restent alors le prix et le contenu de l’offre jugé parfois trop limité en termes de diversité ou de récence du catalogue« , selon l’Hadopi. La volonté d’être en conformité avec la loi reste la principale motivation avancée pour consommer de manière légale, mais les internautes n’apparaissent pas toujours à même de distinguer les offres licites des offres illicites. »