Les Rencontres cinématographiques de Dijon qui se sont clôturées samedi ont permis de dessiner des solutions possibles dans plusieurs dossiers importants pour l’avenir du secteur, estime L’ARP dans son communiqué final : la chronologie des médias, l’importance de la directive SMA et de sa transcription dans une grande loi audiovisuelle française inspirante pour toute l’Europe, et enfin la piraterie.

Les partenaires du secteur disposent de six mois pour réformer la chronologie des médias, faute de quoi la ministre de la Culture Françoise Nyssen a bien l’intention de légiférer. L’ARP (Société civile des auteurs, réalisateurs, producteurs) propose donc d’instaurer une formule de rattrapage numérique de l’exploitation des films auxquels le public n’a plus accès en salles. Elle invite les pouvoirs publics à mener une expérimentation de ce type « dans les plus brefs délais ».

Il conviendrait également, selon l’association, de définir une sorte de code conduite pour tout partenaire finançant et diffusant les œuvres cinématographiques: diversité, respect du droit d’auteur, préfinancement, pérennité des engagements, exposition par la prescription et l’éditorialisation. En respectant ces « conditions de vertus », télévision payante et SVOD pourraient s’inscrire dans la fenêtre de l’offre payante par abonnement. Dans le cas contraire, leur fenêtre de diffusion serait reléguée après les chaînes gratuites.

La ministre Françoise Nyssen a par ailleurs confirmé que la loi de transcription en droit français de la directive SMA, prévue l’an prochain, constituera le premier pas d’une grande réforme audiovisuelle en France. Elle a également assuré que la France défendrait avec vigueur le droit d’auteur et sa juste rémunération dans le cadre des débats qui seront menés à Bruxelles dans les prochaines semaines. La lutte contre la piraterie sera enfin placée au centre des préoccupations avec la mise en place d’une démarche éducative auprès de la jeunesse.

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