La RTBF a enregistré en 2016 « de bons résultats » en ce qui concerne le respect de ses missions de service public, estime le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) dans son avis publié aujourd’hui. Ceux-ci sont particulièrement notables dans le développement de nouveaux projets tels que la plateforme Auvio, les webséries ou le nouveau média digital Tarmac.

Après examen du rapport 2016 de la RTBF et audition de son administrateur général Jean-Paul Philippot, l’avis du CSA porte sur l’ensemble des missions du radiodiffuseur public telles que définies dans son contrat de gestion. Le régulateur constate ainsi que « l‘éditeur respecte, voire dépasse certains des quotas qui lui sont imposés, par exemple en matière d’information ou de quotas d’œuvres européennes ». Mais il émet un bémol tout de même concernant le programme de médiation qui « n’a été diffusé qu’en seconde partie de soirée et rediffusé dans la boucle de nuit. »

Pour ce qui concerne l’offre de services TV, radio ou en ligne, la RTBF a rencontré ses obligations,  constate le CSA qui pointe les nouvelles perspectives ouvertes par les évolutions de la plateforme Auvio et le nouveau média digital Tarmac; ce dernier « concrétise d’ores et déjà une série d’enjeux pour la RTBF, tant en termes de mise en avant des talents de la FWB, que de diversité culturelle et de jeunesse ».

Les engagements sont également dépassés en matière de diffusion de programmes d’informations, en radio où « l’éditeur produit et diffuse 85 séquences d’informations générales par jour « ,  comme en télévision où la RTBF « va au-delà de ses objectifs en matière de programmes portant sur l’actualité et les enjeux internationaux. »

La chaîne publique a par ailleurs entrepris de renforcer sa programmation destinée à la jeunesse et aux adolescents, un secteur où le CSA avait constaté des manquements importants en 2015. « Si le constat en 2016 reste le même, note le CSA, l’arrivée de Tarmac, de séries spécifiques pour ce public comme Lucas etc et de programme entièrement pensés pour le réseau Snapchat (la série PLS par exemple), devraient renverser la tendance en 2017 ». Le régulateur encourage la RTBF a poursuivre dans cette voie, en partenariat avec l’enseignement et d’autres types d’opérateurs comme les maisons de jeunes.

Le CSA salue aussi la mise en oeuvre du Plan stratégique de la RTBF en éducation aux médias ; « les initiatives relevées en 2016 sont nombreuses à l’antenne et hors antenne : programmation, formations, collaborations », même si la visibilité du site qui lui est consacré pourrait être améliorée.

Dynamisme dans la production

S’agissant des engagements de la RTBF dans la production indépendante, le CSA constate qu’elle y a consacré près de 10 millions d’euros, un montant en progression de 16,3% qui va bien au-delà de son obligation minimale (7,3 millions). La clé de répartition par genres (téléfilms, longs métrages, documentaires, animations, courts métrages, séries et programmes de flux), de même que le quota d’œuvres majoritaires ont été respectés. Le Collège du CSA ne manque pas de saluer « le dynamisme sans précédent créé par le Fonds séries en FWB » et même de féliciter la RTBF et ses partenaires pour les succès critiques et publics rencontrés. Le bilan est par ailleurs largement positif dans le secteur des nouvelles écritures et de la webcréation où la formule des appels à projets annuels s’est révélée « particulièrement propice pour dynamiser un secteur créatif émergent », conclut le CSA.

Last but not least, à l’examen des programmes de développement culturel de la RTBF, le CSA constate que ses chaînes radio et TV valorisent une grande variété de lieux culturels, spécialisés dans des catégories et sous-catégories de disciplines variés. Tout en regrettant « l’absence (en télévision) d’un programme d’agenda culturel, susceptible de récapituler en un format court l’ensemble de l’offre de spectacles vivants et d’expositions en FWB ».

Plus de détails sur le site du CSA