Quatre projets de longs métrages vont bénéficier d’une aide de 100.000 € chacun dans le cadre de l’appel à projets de production légère lancé en juin dernier par le Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Ces premiers et deuxièmes films à budget limité, réalisés « hors cadre » dans des conditions de production rapide et légère, s’inscrivent dans une alternative au circuit classique de la Commission de Sélection des Films. Sur une trentaine de projets déposés, le jury a retenu Le soleil dans les yeux de Nganji Mutiri (Dancing Dog Productions), Une vie démente d’Ann Sirot et Raphaël Balboni (Hélicotronc), Totem de Frédéric De Loof (10.80 Films) et Fils de plouc des frères Harpo et Lenny Guit (Roue Libre Production).

Le soleil dans les yeux, de l’artiste belge-congolais Nganji Mutiri, met en scène une famille congolaise vivant en Belgique, traversée par des doutes, des questions identitaires mais pas seulement. Un regard aussi sur le Bruxelles d’aujourd’hui, une ville traumatisée par les attentats.

Une vie démente, premier long métrage d’Ann Sirot et Raphaël Balboni, se centre sur Alex et sa mère Suzanne, qui a contracté la « démence sémantique », une maladie neurodégénérative fatale qui affecte son comportement : Suzanne passe du statut de maman à celui de gamin ingérable et Alex doit faire le papa.

Totem de Frédéric De Loof replonge dans ses souvenirs de camps scouts et développe l’histoire de François Vandenbroeck, aussi connu sous le nom de « Buffle Courageux », dont la vie a basculé il y a 20 ans lorsque l’un de ses scouts, Hérisson Curieux, a disparu dans la forêt. Pour reprendre sa vie en main, il décide de refaire un camp scout avec son ancienne patrouille…

Fils de plouc des frères Harpo et Lenny Guit suit dans Bruxelles les 24 heures de deux frères « affreux, sales et méchants » qui, livrés à eux-mêmes, vont enchaîner les rencontres étranges avec, pour seule arme, un instinct de survie hors du commun. Un film trash et décomplexé mais certainement très drôle et attachant.

Ces quatre films devraient être à l’écran dans les deux ans.

Pour le CCA, ce premier bilan est enthousiasmant, révélant « des films originaux, aux styles variés et démontrant d’une vraie diversité dans les styles et parcours de leurs auteurs ».

Détails sur les projets