Suite à une rencontre des représentants de l’association des ateliers de production (AAAPA), la ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles Alda Greoli a décidé de porter à quatre ans au lieu de deux la durée des conventions de six ateliers de production.

Rappelons que fin 2017, la quasi totalité des ateliers de production s’étaient vus signifier une réduction de leurs conventions de quatre à deux ans, et pour certains une diminution de leur enveloppe de fonctionnement. La Ministre suivait en cela les avis de la Commission d’aide aux Opérateurs Audiovisuels (COA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette décision, prise parallèlement à la suppression du soutien au festival Filmer à tout Prix et à une réduction de l’aide au cinéma Nova, était vue comme « le signe d’un virage dans la politique culturelle de la FWB » et « une dangereuse atteinte à la vitalité d’un certain cinéma de création (documentaire, d’animation, expérimental) ».

Lors d’un rendez-vous le 22 février dernier, la ministre s’est montrée « attentive aux arguments avancés par l’AAAPA et a décidé de revenir sur sa décision initiale, basée sur l’avis de la Commission d’Aide aux Opérateurs, explique l’association dans un communiqué.

« Consciente des enjeux liés au travail que les ateliers de production mènent avec les auteurs au bénéfice de la société, Madame la Ministre a en effet admis qu’une réduction à deux ans de la durée de leurs conventions pénaliserait lourdement ces ateliers, créant un climat d’incertitude peu propice au développement de leurs projets ».

La ministre a cependant invité les ateliers de production à revenir vers elle d’ici la fin de l’année pour lui faire part des avancées de leurs réflexions sur l’ensemble du dispositif des ateliers de production.

« L’AAAPA remercie Madame la Ministre pour l’attachement exprimé au secteur lors du rendez-vous, pour la confiance qu’elle affiche dans la capacité et la volonté des structures à poursuivre le processus d’amélioration de leur fonctionnement dans le dispositif ainsi que pour l’écoute et le climat de confiance qui s’est noué avec le cabinet et l’administration autour de cette question. L’AAAPA veut voir dans ce climat un excellent augure pour les chantiers et défis actuels et futurs pour le secteur ».