Avec plus de 140 films à l’affiche, le 33ème Festival international du Film francophone de Namur qui s’ouvre demain jusqu’au 5 octobre privilégiera la légèreté dans le traitement des sujets. Le cinéma belge et les rencontres professionnelles y conservent aussi une place de choix.

« Dans une actualité souvent peu réjouissante, nous avons voulu privilégier la légèreté, annonce d’emblée sa Déléguée générale Nicole Gillet qui relève le grand nombre de comédies à l’affiche, voire de films qui traitent de sujets graves sans pour autant plomber l’ambiance. Un peu à l’image du film de Guillaume Senez, Nos batailles, qui fera l’ouverture sur le thème de la séparation, ou de celui de Louis-Julien Petit, Les invisibles (en clôture) dans lequel tout est permis pour réinsérer des femmes SDF. « Le festival se montre aussi toujours attentif aux films de la diversité, poursuit Nicole Gillet, avec cette année onze films (et demi) de femmes sur les vingt-six présentés en compétition. Citons ainsi Un amour impossible de Catherine Corsini, Pupille de Jeanne Henry, Seule à mon mariage de Marta Bergman ou encore Sauvage de Camille Vidal-Naquet.

L’édition 2018 aligne quatre compétitions. Présidé par le réalisateur français Thierry Klifa, le jury de la compétition officielle devra départager 13 longs métrages issus de France (En liberté ! de Pierre Salvadori), de Roumanie (Alice T de Radu Muntean), de Suisse (Fortuna de GErminal Roaux) ou encore du Québec (Genèse de Philippe Lesage). Treize films seront également en compétition pour le Bayard de la Première oeuvre de fiction, dont Les chatouilles d’André Bescond et Eric Métayer (France), Escapada de Sarah Hirtt (Belgique/Luxembourg) ou encore Sofia de Meryem Benm’Barek (France/Maroc/Quatar). On dénombre encore 12 films dans la compétition internationale du court métrage, contre 23 dans la compétition nationale.

En avant-premières, le FIFF aligne par ailleurs de belles exclusivités avec la projection des derniers films de Michel Blanc (Voyez comme on danse), Jean-Paul Rouve (Lola et ses frères) ou du Québécois Denys Arcand (La chute de l’empire américain). Namur proposera également de découvrir les nouveaux longs métrages de Stijn Coninx (Niet schieten, dans le panorama flamand) et de Ludovic Bernard (Au bout des doigts, dans le Coup de Coeur à Lambert Wilson) ainsi que les deux premiers épisodes de la saison 2 de la série de la RTBF La Trêve« .

Rencontres professionnelles

« Le FIFF continue par ailleurs à encourager et soutenir la création à travers des ateliers et des rencontres qui favorisent l’émergence de films que l’on espère découvrir dans une prochaine édition du festival, souligne également Nicole Gillet. Cette édition marque ainsi le retour du Forum de Namur qui expertisera 6 projets de longs métrages de fiction en matière de développement, d’écriture, de production et de vente. Namur permet également de faire le point sur l’évolution des scénarios des projets développés dans le cadre de l’Atelier Grand Nord initié au Québec par la SODEC. Le 2 octobre, une « Journée du cinéma belge » permettra notamment aux exploitants, distributeurs, producteurs et programmateurs de festival de découvrir en avant-première les films attendus dans les mois à venir. Le lendemain, c’est Wallimage qui invite les professionnels à découvrir la nouvelle politique audiovisuelle définie par le gouvernement wallon.

https://www.fiff.be/

Compétition officielle

  • Alice T de Radu Muntean (Roumanie/France/Suède)
  • Un amour impossible de Catherine Corsini (France/Belgique)
  • Nos batailles de Guillaume Senez (Belgique/France)
  • Charlotte a du fun de Sophie Lorain (Québec)
  • En liberté ! de Pierre Salvadori (France)
  • Fortuna de Germinal Roaux (Suisse/Belgique)
  • Genèse de Philippe Lesage (Québec)
  • M de Yolande Zauberman (France)
  • The Mercy of the Jungle de Joel Karekezi (Belgique/France/Rwanda)
  • Mitra de Jorge León (Belgique/France)
  • Pupille de Jeanne Herry (France/Belgique)
  • Les tombeaux sans noms de Rithy Panh (Cambodge/France)
  • Weldi de Mohamed Ben Attia (Tunisie/Belgique/France/Qatar)

Compétition 1ère Oeuvre de Fiction

  • Ceux qui travaillent d’Antoine Russbach (Suisse/Belgique)
  • Les chatouilles d’Andréa Bescond et Éric Metayer (France)
  • Chien de garde de Sophie Dupuis (Québec)
  • Les drapeaux de papier de Nathan Ambrosioni (France)
  • Escapada de Sarah Hirtt (Belgique/Luxembourg)
  • Un homme à sa place de Hadrian Marcu (Roumanie)
  • Jusqu’à la fin des temps de Yasmine Chouikh (Algérie)
  • Pour vivre heureux de Salima Sarah Glamine et Dimitri Linder (Belgique/Luxembourg)
  • L’ordre des médecins de David Roux (France)
  • Sauvage de Camille Vidal-Naquet (France)
  • Seule à mon mariage de Marta Bergman (Belgique/France/Roumanie)
  • Sofia de Meryem Benm’barek (Maroc/France/Qatar/Belgique)