La Belgique reste le premier partenaire étranger de coproduction du cinéma français, relève l’étude du CNC sur l’exportation des films français publiée ce 16 avril.

En 2017, 123 films français, dont 45 à majorité française et 78 à majorité étrangère, étaient coproduits avec 48 partenaires étrangers ; les apports en coproduction en provenance de l’étranger ont atteint 240,4 M€, soit une augmentation de 7,3 %. La Belgique est le pays qui a investi le plus en coproduction dans les films français, à hauteur de 52,1 M€ ; elle était ainsi à l’origine de 21,7 % des apports en coproduction en provenance de l’étranger.

Sur le marché de l’exploitation en salles, la France conserve par ailleurs une part de marché de 12,5 % en Belgique et au Luxembourg, portée notamment par Valérian et la cité des mille planètes et la comédie RAID dingue. Elle y totalise 2,58 millions d’entrées pour un nombre impressionnant de 133 films sortis en salles en 2017 !

Au cours de cette année, les recettes à l’exportation des films français en Belgique ont cependant diminué de 42,2 % à 3,3 M€. « Une seule société est à l’origine de la moitié (50,9 %) des recettes générées par la Belgique en 2017« , note le CNC.

La situation continue ainsi largement de préoccuper les exportateurs, qui soulignent une fois encore la faiblesse du parc cinématographique belge, de même que la diminution constante du nombre de partenaires locaux. Autrefois territoire d’exportation privilégié pour les films francophones, la Belgique est, après les Pays-Bas, le territoire d’Europe de l’Ouest pour lequel le nombre de sociétés de vente ayant déclaré des revenus en 2017 est le plus faible (22 sur les 35 sociétés répondantes).

A 4,9 M€, le Benelux représente 2,3% des recettes à l’exportation des films français (sur un total de 212,8 M€).

exportFilmFr

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