Au cours du débat à la Chambre sur le soutien au secteur culturel, la NVA a réussi à rallier l’Open VLD, le CD&V et le Vlaams Belang à ses manoeuvres dilatoires empêchant tout aménagement du « statut d’artiste ».

Bien qu’ayant obtenu une majorité en commission des Affaires sociales, la proposition de loi visant à faciliter l’accès des artistes et des techniciens du secteur culturel aux allocations de chômage, soutenue par le PS, Ecolo-Groen, Défi et le CDH, devra faire l’objet d’une demande d’avis au Conseil d’Etat. Ce qui revient à imposer un délai supplémentaire de près d’un mois à tout vote final en plénière.

Selon la proposition, d’ici au 31 décembre, les artistes et les techniciens qui peuvent démontrer dix réalisations ou vingt jours de travail dans le secteur de la culture en 2019 pourraient avoir accès au chômage. Ces allocations pourraient également être cumulées avec des revenus provenant des droits d’auteur et des droits voisins.

Par la voix de son chef de groupe Bjorn Ansseeuw, la NVA dit craindre une discrimination inacceptable entre artistes et autres travailleurs dans leur accès au chômage. Il avait également proposé une saisie de la Cour des Comptes afin d’évaluer l’impact financier de la mesure, qu’il estime majeur. Mais sans être suivi cette fois. « Il y a déjà une énorme pression sur nos dépenses publiques, il n’est plus possible de prendre des mesures ayant un tel impact sans une estimation concrète des coûts », estime-t-il.

Pour la député PS Ludivine Dedonder, à l’initiative de la proposition de loi, « nous pensions aujourd’hui pouvoir apporter une première réponse au cri de détresse et au profond désarroi de travailleurs et d’un secteur encore largement à l’arrêt aujourd’hui. Il est indigne d’hommes et de femmes politiques qui disent prendre leurs responsabilités de bloquer ainsi une proposition à laquelle on a accordé l’urgence il y a deux mois ».